Sans Papiers Eglise St Paul: L'Evêque de Nanterre exige leur départ de l'Eglise !

Publié le par Collectif des sans papiers des hauts de seine

Samedi 29 Novembre 2008 !

 

Nous venons d'avoir une information ce matin que des choses bougent à l'Eglise St PAUL à Nanterre, l'Evêque de Nanterre qui a exige la requisition des lieux  la semaine dernière par voix de justice dans un délai de 08 jours l'Ultimatum est arrivé aujourd'hui à son terme, ce matin les forces de l'ordre  sont sur place pour  évacuer les sans papiers restaient enoccupation à l'Eglise depuis le 31 juillet 2008 afin d'arracher leur régularisation, le CSP 92 exige du Père DOMINIQUE de tout faire en mettant tous les moyens possibles afin qu'il n' y est aucune arrestation, car un grand nombre de sans papiers sont le coup d 'OQTF.

Appel aux soutiens de venir nombreux soutenir les sans papiers de l'Eglise ST PAUL.

le CSP 92

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Quelques nouvelles de l'occupation des locaux de  Saint-Paul :

Devant la menace préfectorale d'être expulsés de Saint-Paul, les occupants ont pris dès ce matin la décision de quitter eux-mêmes les locaux.
Les propositions d'hébergement qui leur ont été faites n'étant pas suffisantes pour les loger tous, ils ont décidé de rester tous ensemble. Ils ont déménagé eux-mêmes le matériel (matelas, duvets, tables ...) et installé deux tentes sur la pelouse ... devant l'église.

Les sans papiers envisageait une délégation, accompagnée par des membres du comité de soutien, pour rencontrer un représentant de la Préfecture de Nanterre dans le but de rappeler au Préfet l'engagement d'étudier les dossiers des occupants s'ils cessaient l'occupation.

Cette démarche a reçu une fin de non recevoir  ; le Préfet les renvoie ... vers le 115 (hébergement d'urgence) !
Un village de toile continue à se mettre en place.

Les médias étaient là ce matin, dont l'AFP et  France 2, et ont interwievé des occupants, le Père Dominique et des membres du soutien.

Nous vous transmettrons les nouvelles qui nous parviendront mais des visites sur place seront un meilleur encouragement et soutien.
 
Soyons prêts à nous mobiliser

A bientôt, sans doute

   Françoise et Emmanuelle

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Pour information :

Article du journal Le Parisien

Les sans papiers de Nanterre quittent Saint Paul

Matthieu Pelloli | 29.11.2008, 11h57 | Mise à jour : 13h41

 

Une soixantaine de sans-papiers qui occupaient l’église Saint-Paul à Nanterre (Hauts-de-Seine) depuis le mois d'avril ont évacué les locaux paroissiaux samedi en fin de matinée. L'évacuation s'est faite dans le calme sans intervention des forces de l'ordre. Le diocèse avait saisi la justice pour demander qu'un huissier vienne constater la situation sur place.  

Avant même qu'une décision de justice n'ait été rendue, le préfet des Hauts-de-Seine, Pierre de Bousquet, a fait des propositions aux occupants, via la Ligue des droits de l'Homme de Nanterre. Celles ci semblent avoir débloqué la situation. "En contrepartie de l’évacuation, j'ai fait la proposition très loyale de réexaminer les dossiers qu’il me présenterait", a ainsi expliqué Pierre de Bousquet dans les colonnes du journal Le Parisien de ce samedi. 

Les sans-papiers ont installé des tentes devant l'église Saint-Paul afin de rester groupés. «Nous nous attendions à devoir sortir, surtout depuis la visite de l'huissier lundi. Cette évacuation a été négociée. Le problème est que, parmi les 58 sans-papiers, 35 n'ont pas de point de chute», a précisé Jacques Celet, président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) de Nanterre.
«Le préfet nous a envoyé une lettre cette semaine, dans laquelle il dit s'engager à réexaminer les 58 dossiers, ce qui n'était pas gagné il y a encore une semaine», a-t-il ajouté.

Les sans-papiers semblent, eux, moins optimistes : «Le préfet, qui a anticipé sur cette procédure en cours, nous fait du chantage, en disant que si nous ne sortons pas, il n'étudie pas les dossiers. Nous sommes choqués et étonnés qu'on nous demande de partir, en période hivernale», a commenté Kébé Adama, porte-parole des sans-papiers, regroupés au sein du collectif «Les oubliés de Saint-Paul».
«Nous sommes simplement contre l'occupation, qui est une voie sans issue», a précisé père Dominique, de l'église Saint-Paul. «La procédure judiciaire est enclenchée et si elle aboutit, elle donne à l'évêque la possibilité de faire appel aux forces de l'ordre. Mais les portes restent ouvertes», a-t-il précisé.
«C'est comme si un cousin que tu adores rentre chez toi en cassant la porte et vient s'installer dans la salle de bain. Tu ne veux pas le mettre dehors, mais tu espères qu'il va vite trouver une solution», a ajouté père Dominique.
Le diocèse de Nanterre avait expliqué lundi avoir demandé à plusieurs reprises aux occupants de quitter les lieux depuis fin août. Les 58 sans-papiers avaient participé fin avril au mouvement d'occupation des locaux paroissiaux lancé par un autre collectif de sans-papiers. Mais fin juillet, ce collectif avait interrompu son mouvement. Depuis, les 58 avaient constitué un nouveau collectif.

Les sans-papiers, avec l'espoir d'une régularisation promise par le préfet des Hauts-de-Seine, ont donc quitté les lieux ce samedi en fin de matinée. Les trois-quarts d'entre eux ne savaient toujours pas où ils allaient dormir le soir-même...  

Leparisien.fr avec AFP

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LES OUBLIES DE ST PAUL (NANTERRE)
Situation au 28 novembre 2008

Vous quittez les lieux et j'étudierai vos dossiers ! Odieux chantage, après un premier refus, le préfet veut nous faire croire que peut-être il nous régularisera.
On se fout de nous ! En attendant on nous propose le 115, le préfet veut nous diviser, nous disperser dans les hôtels miteux et nous le refusons !
En effet, l'évêque du 92, guidé par dieu et soutenu par le préfet nous met à la rue, nous en sommes réduit à camper devant l'église que nous occupions depuis 7 mois. Une procédure d’expulsion est entamée mais il n’y
a eu aucun jugement.
Après un parrainage républicain certains élus notamment ceux de nanterre ne nous soutiennent pas. Force est de constater que le parrainage est hautement symbolique mais n'apporte pas d’engagement réel.

7 mois d'occupation pour en arriver là !
Nous collectif de St paul refusons le cas par cas et la division, tout le monde doit être régularisé. Face aux coups de pression du préfet, notre solidarité fera notre force. Pour ceux qui veulent nous rejoindre : Prendre le rer A, descendre à nanterre préfecture.
Vous pouvez venir aux réunions ouvertes du lundi à partir de 18h30.

http : //les-oublies-de saint-paul.over-blog.com

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e : André Landrain <andrelandrain@gmail.com>
Date : 29 novembre 2008 22:05
Objet : [banlieue-monde] Obéissant au préfet des Hauts-de-Seine, les « oubliés de Sai...
À : andrelandrain@gmail.com


Envoyé par André Landrain,

Vendredi, une sèche missive du Préfet des Hauts-de-Seine arrive aux « oubliés de Saint-Paul » : la sommation de quitter immédiatement les locaux paroissiaux où ils dorment depuis le mois d'avril, en attente de la régularisation de leur situation administrative ; l'engagement à examiner avec bienveillance tous les dossiers à cette condition. On savait déjà que la procédure d'expulsion « en urgence » enclenchée par l'évêque de Nanterre était sur le point d'aboutir, et que le Préfet se disait prêt à envoyer les forces de l'ordre pour qu'elle soit appliquée sans délai.

Pas question évidemment d'envisager d'opposer la moindre violence à celle de l'Etat du pays où ils ne demandent qu'à travailler et à vivre dans la dignité : les sans papiers décident, dès le lendemain, d'évacuer les locaux, et d'attendre que leurs dossiers soient examinés comme le Préfet s'y est engagé. Le problème, c'est que la plupart d'entre eux n'ont plus d'autre foyer disponible que le local qu'ils occupaient, puis dans lequel ils étaient restés comme « invités » de la communauté paroissiale. Sans papiers, comment se loger en respectant les lois de la République ? Parmi eux, il y a plusieurs enfants, dont certains sont élèves d'écoles de Nanterre ou d'Asnières. Aussi, dès midi , sous la pluie, des abris de fortune commencent à envahir la petite pelouse coincée entre l'église et son parking, sous la surveillance des services de renseignement de la police.

Alertés depuis la veille, les responsables des associations, des syndicats, des partis de gauche, des citoyens, des élu-e-s, qui constituent le comité de soutien et qui parrainent personnellement depuis une semaine chacun des « oubliés de Saint-Paul », arrivent rapidement sur les lieux. Une conférence de presse improvisée se tient, le service public de la radio et de la télévision enregistre.

Une délégation se forme, qui demande à rencontrer d'urgence le Préfet : pas question de rester à la rue, cette nuit. Des sans abris sont morts de froid ces jours derniers. « On a obéi au préfet : à la préfecture d'assumer ses responsabilité, d'organiser notre hébergement dans des conditions décentes avant la nuit, de préciser les modalités et le délai d'examen des dossiers », déclarent à l'unisson délégués et soutiens. Mais manifestement le Préfet n'a rien prévu de tel, il n'est pas là, et il n'est « pas question de recevoir une délégation dans ces conditions », transmet un policier. Seule « perche tendue », selon lui : faire appel au 115. Or chacun sait que ce service est débordé par l'assistance aux SDF, et surtout que ce type d'hébergement n'est pas adapté à la situation, surtout pour les enfants !

Heureusement, Dominique, le curé de la paroisse, déclare que dans ces conditions, il ne peut en conscience fermer les portes des locaux paroissiaux, tandis que l'évêché de son côté se déclare surpris : la procédure visant à l'expulsion des « oubliés de Saint-Paul » ne serait pas encore terminée…

Cependant, si cette nouvelle preuve de charitable hospitalité n'est pas dédaignée pour les enfants, les hommes, fiers et respectueux des décisions des autorités de la République et de celles de l'Eglise, décident de dormir sous les tentes et les bâches, au milieu des maigres bagages qui jonchent l'herbe mouillée.

Une situation insupportable qui ne peut pas durer. Toute marque de soutien sur place, tout message faisant appel au pouvoir qu'a le préfet de régulariser ces sans papiers « pour des raisons humanitaires », sont plus précieuses et urgentes que jamais.

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