DECLARATION DU CSP 92 A PROPOS DES OCCUPANTS RESTES A L’EGLISE ST PAUL

Publié le par Collectif des sans papiers des hauts de seine

                       DECLARATION DU CSP 92 A PROPOS DES OCCUPANTS QUI ETE RESTES A L'EGLISE ST PAUL A NANTERRE, POUR UN ECLAIRCISSEMENT AFIN QUE LA VERITE SOIT ETABLIE !

Le CSP 92, à aucun moment, Trahit ou faillit à ses responsabilités devant les sans papiers appelés
         " les oubliés de st Paul"      
                                                                           

 

N

ous souhaitons à travers cette déclaration donner des précisions claires sur cette situation nommée aujourd’hui  «  les Oubliés de St Paul », une situation invraisemblable montait de toutes pièces par des récupérateurs opportunistes, qui à la moindre occasion tentent de salir l’image de notre mouvement et de leur responsables.

Les Quelques soutiens qui instrumentalisent et manipulent ce groupe de sans papiers parce que, dans une situation  de  désespoir,  de faiblesse, une situation inextricable, nous leur disons qu’il ne font tromper qu’eux même, ils ne peuvent pas nous tromper nous responsables de mouvement de sans papiers, ils ne tromperont pas non plus tous les sans papiers, ils veulent nous faire croire aujourd’hui qu’ils sont avec nous pour nous aider,  qu’ils défendent les sans papiers,  voir simplement le tort et  le mal ce qu’ils ont fait à notre mouvement  avec leur zizanie et polémique de surenchère politique en dressant les sans papiers les uns contre les autres, les véritables amis de notre mouvement ne font pas ce que vous nous avez fait, dorénavant nous prendrons nos responsabilités face vous, cela ne va plus être pareil qu’avant.

Nous allons revenir sur  ce qui a motivé le CSP 92 à occuper les locaux culturels de l’Eglise ST PAUL à Nanterre pour qu’il n’y est pas d’ambiguïté entre nous ou d’incompréhension par rapport à la ligne définie par le CSP 92.

La décision de cette action a été prise sur la base de la charte et des  objectifs du CSP 92, pour que  chacun/chacune aussi, partis politiques, soutiens, militants militantes, présidents d’organisations ou d’associations( ex LDH 92),prennent  ses distances avec les manipulateurs et que les  responsabilités se définissent, sur ce que chacun va avancer ou  dire à l’avenir, les complots se font  souvent  quand les concernés sont absents, et c’est bien dommage, car  l’action du CSP 92 a été menée le 28 avril 2008 en toute transparente ( voir les communiqués et les tracts tirés à ce moment).

Ce qui nous amène au début de l’année 2008, des arrestations de personnes étrangères  sans papiers en général, sont opérées à Nanterre aux yeux de tous les français, cela se passe au niveau des guichets, à l’intérieur même de l’enceinte de la République  « la Préfecture des hauts de seine, la fameuse  cabine 17 », avec  l’envoi par l’administration préfectorales des convocations pièges, une manœuvre machiavélique  inacceptable et inadmissible dans un état de droit.

 Paragraphe I :

Il ne faudrait pas oublier que depuis des mois, sep 2006, le dialogue entre le CSP 92 et  la préfecture des hauts de seine était carrément rompu voir inexistant, c’est depuis l’arrivée à cette date du nouveau Préfet Michel Bart que les choses se sont compliquées, pourquoi ?

Cette situation de fermeture est suivie d’un incident survenu au début du mois d’octobre 2006, quand le préfet des hauts de seine avait reçu des menaces terroristes envoyé par courrier par un inconnu.

C’est au début de l’année 2008au mois de Mars que le mouvement solidaire a décidé de faire des actions afin d’interpller le Préfet sur ces arrestations.

Elles  sont portées devant la préfecture des HS, tous les matins par le RESF 92, soutenues  par le comité de soutien du département des hauts de seine afin d’enrayer cette machine de guerre aux sans papiers qui s’est installée dans notre département en préfecture  depuis le 28 février 2008, ces actions étaient destinés à  dénoncer ces horribles arrestations opérées à la fameuse cabine 17 de la préfecture, ex : l’extraordinaire piquet de la banderole  installé devant l’entrée de la préfecture « Ici on arrête les sans papiers ».  

Malheureusement cela n’a  pas eu l’effet souhaité.

Voyant que le préfet était sourd à l’action des soutiens  du 92, une panique générale  s’est dégagée au sein du CSP 92  par cette population fragile des sans papiers avec une très forte angoisse, aucun sans papier ne voulait s’aventurer en préfecture, la peur  se dessinait  clairement sur leur visage,  une peur terrible, elle a envahi leur quotidien.

 Cette situation est née après le départ du Préfet Michèl Bart en juillet 2007 et l’arrivée du Préfet actuel.

Le  CSP 92 inquiet de cette situation répressive du nouveau préfet, décide alors de mener une  grande  action dans les hauts de seine, « nous n’allons pas attendre que le rouleau compresseur de la machine de guerre qui s’est installé dans les hauts de seine aux sans papiers  nous écraser tous, Non ! » Disaient les sans papiers, « il faut agir vite, Il n’est pas question qu’on se laisse faire par l’aveuglement de l’administration juste pour faire du chiffre,  il faut que nous passions à l’offensive. »

La décision par la majorité des sans papiers de passer en urgence à l’action, et qu’importe si les conditions et les  moyens nous manque, a pris place au sein du CSP 92, il faut trouver très vite le lieu, désigné un porte parole, définir la stratégie du CSP 92, organisé son lieu de vie, l’unique objectif c’est d’enrayer cette machine qui nous fait la guerre et qui s’est installé dans les Hauts de seine, la bloquer définitivement, pour le reste on verra.

C’était là  la raisons prioritaire de notre action, elle sera  notre exigences au préalable si toute fois des négociations seront entreprises avec le Préfet (voir le moratoire déposé le 01 Mai 2008).   

Paragraphe II :

Après avoir trouvé le lieu, nous avons organisé son occupation, le lundi 28 Avril 2008  à 15 h, le CSP 92 entrait dans les locaux de l’église St Paul avec une soixantaine de sans papiers, soutenu par  le  CSP 94 « A », il  participait  à cette action en tant qu’ami.

Dés  notre présence à l’intérieur des locaux de l’Eglise,  le CSP 92  mettait  immédiatement en place  un communiqué à l’échelle départementale et nationale, aux militants et aux médias.

Très vite les médias (en relation avec le CSP 92) se sont précipités  rapidement sur le lieu de l’occupation.

Le lendemain même une conférence de presse est mise en place, le communiqué avec les exigences au préalable du CSP 92 est rendu public.

Le mardi 29 avril 2008 à 14 h  un Moratoire est  déposé en Préfecture de Nanterre. (Ci- joint en pièce jointe)

Le Jeudi 01 Mai 2008 à 14 h, Mme HOUSPIK membre du cabinet du Préfet, est désigné par le préfet  de rencontrer une délégation du CSP 92, une délégation restreinte s’est présenté avec à la main juste nos exigences au préalable, sans cette condition il n’y aura pas de discussion.

La rencontre avec Mme HOUSPIK est tendue, le CSP 92  montra une détermination avec une position ferme par rapport au moratoire, c’est une exigence au préalable est sans condition, elle est la suivante :

1)- Arrêt immédiat des arrestations au niveau des guichets

2)-Arrêt immédiat des convocations pièges

3)- Retour aux rencontres trimestrielles avec la Préfecture

Mme HOUSPIK est Vexée car le CSP 92  fermait la porte de la discussion, ces trois points sont une condition  avant toute négociation,  Mme HOUSPIK s’est engagée d’en faire part au préfet  rapidement,  et qu’une réponse nous sera transmise  Lundi 05 Mai 2008, au bout d’un quart d’heure la délégation quitte la table de discussion.

Le samedi 03 Mai 2008, des sans papiers venus de plusieurs département au nombre de 30 personnes à peu prés, font irruption sur le lieu de l’occupation, ils sont venus de Massy (91) et d’Orléans, ils demandent à se joindre au CSP 92 dans cette occupation.

Le CSP 92  n’a pas hésité un seul instant pour les accueillir, il a ouvert les portes, «  tous les sans papiers sont les bienvenus,  nous ne fermerons pas la porte à nos frères sans papiers, les  sans papiers qui sont arrivés ce jour peuvent trouver le soutien qu’ils cherchent ici dans ce lieu occupé avec la chance peut être d’être régularisé  si toute fois les conditions sont réunis » déclaration du coordinateur.

La chance est donné pour chacun d’entre eux, la seule  condition aucune  promesse  de  régularisation, ou enfin leur  donner l’ordre ou le conseil à quiconque d’arrêter de travailler ou d’abandonner son logement.

Le CSP 92 avait élu son siège  dans les locaux de l’Eglise St PAUL, il n’avait pas besoin d’une forte présence sur les lieux la nuit, cependant, la seule et unique exigence faites aux sans papiers, c’est  lors des rassemblements et des manifestations il fallait être nombreux afin de créer un rapport de force, nous l’avions dit et exiger aux occupants.

Le mot d’ordre était le suivant : «  Régularisation Globale de tous les sans papiers ».

C’est notre objectif et aussi notre slogan, cela ne veut pas dire que c’est ce que nous avons promis aux sans papiers, il est vrai que nous avons dit que la préfecture est obligée d’examiner le dossier de chacun des occupants, mais c’est à la préfecture d’en décider, le CSP 92 a-t-il les moyens de faire pression sur le préfet afin que tous les sans papiers soient convoquer ? Non ! le CSP 92 n’a pas ce rapport de force, déjà le manque de soutien fort dans cette action nous faisait défaut.

Le Lundi 05 Mai 2008 à 17h , le secrétaire générale Mr CHAIX  recevait une délégation du CSP 92 après un rassemblement devant la préfecture, c’est une tactique qui se fait souvent  par les  représentants de l’administration pour désamorcer la pression, tester en même temps la température et éviter que l’action ne prenne ou ne se généralise au niveau nationale par une vaste  demande de Régularisation,  le risque que cela  s’étende en dehors du département avec un afflux vers le 92, un appel d’air comme disent les politiques, les sans papiers  vont venir de toute part.

Lors de cette rencontre le secrétaire annonce rapidement afin de prendre de vitesse la délégation, qu’il s’engageait  à faire cesser immédiatement les arrestations en préfecture, il dit qu’il n’était pas au courant de cette pratique ici même, alors la délégation lui a fait part  de la fameuse note interne du 28 février 2008 du préfet concernant particulièrement les arrestations aux guichets et les convocations pièges.

Par contre concernant  le retour aux rencontres trimestrielles, il invite le CSP 92 à en faire la demande dés qu’il y a nécessité ou enfin quand c’est si vraiment justifié, « il se peut que nous  vous recevrons plus que cela, durant l’année, peut être 6 ou 7 fois dans l’année » disait –il à la délégation.  

à suivre... 

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